Australie

Travailler dans un ranch (cattle station) en Australie

Afin de pouvoir prétendre à une deuxième année de PVT Australie, il va vous falloir travailler 3 mois en ferme (et 6 mois pour une 3ème année). De nombreux backpackers optent pour du fruit-picking (ramasser des fruits/légumes dans les champs) qui peut se révéler laborieux, pénible et pas toujours très rentable. Assez peu de gens pensent à travailler en ranch et pourtant ça compte pour les fermes et c’est bien plus sympa comme expérience !

Je savais en arrivant en Australie que je voulais vivre la vraie vie de ranch car ça avait toujours été un rêve pour moi que de me la jouer cowboy à cheval dans les plaines (bon c’est assez loin de la réalité quand même). J’ai donc trouvé un job là dedans et j’y ai travaillé 4,5 mois (dans 2 cattle stations différentes) lors de ma première année de PVT ce qui m’aura permis de mettre près de 24 000$ de coté pour le reste de mes voyages (j’ai votre attention là ? ^^).

Enormément de gens me contactent pour me demander des infos sur le travail en cattle station en Australie, je vous ai donc rassemblé toutes les informations nécessaires dans cet article afin de vous préparer à la vie de cowboy. Bonne lecture ! 

Cattle station, Quesaco ?

En Australie on n’utilise pas le mot ranch (ils vont rigoler si vous dites ça) mais plutôt « cattle station » qui consiste donc en une ferme de bovins destinés à la production de viande. Il faut savoir que les cattle stations en Australie sont très différentes de nos fermes françaises. Ici la plupart font au moins 500 000 hectares (si pas le double), comportent dans les 5000 à 15 000 têtes de bétails et le rassemblement du bétail se fait même couramment en hélicoptère ! Eh oui, tout est grand ici !

En quoi consiste le travail ?

La plupart du temps vous serrez embauché en tant que « station hands », « ringer » (terme plus utilisé pour ceux qui travaillent à cheval), stockman ou encore Jackaroo (cowboy pour les hommes), jillaroo (pour les femmes). Tous ces termes veulent dire la même chose : vous serez un employé polyvalent sur la ferme.

Ce que j’apprecie en cattle station c’est que le travail est différent d’un jour à l’autre ! Vous allez être amené à faire énormément de choses différentes et vous ne risquez pas de vous ennuyer. Il faut savoir que c’est tout de même un travail dur physiquement. On travaille en moyenne facile 12h par jour, dès fois en commençant très tôt  (4h30-5h), il ne faut pas avoir peur de travailler dur ! La plupart des tâches courantes sont : 

Le Mustering :  

Mustering veut en fait dire rassemblement de bétail. En effet, une à deux fois par an (selon les stations), souvent vers mai-juin et septembre-octobre, on rassemble tout le bétail qui était alors laissé en total liberté dans ces milliers d’hectares. Il faut se dire que certaines vaches n’ont jamais vu un humain de leur vie avant ce moment là ! C’est pourquoi certaines vaches sont très « sauvages » et il faut savoir garder ses distances. 

Donc lors du mustering, on va tenter de rassembler le bétail afin de les enfermer dans des « yards » (enclos) pour ensuite les processer et en vendre une partie. Pour les rassembler, la plupart du temps on utilise des motocross, des buggy (sortes de 4×4 tout-terrain), des quads, voir des chevaux (ça dépend des stations). On fait aussi souvent appel à des hélicoptères ! C’est assez impressionnant à voir. Souvent on attend que les hélicoptères rassemblent le gros du bétail, surtout dans des endroits peu accessible en véhicules, puis on fonce avec nos 4×4 et motocross et on pousse le bétail jusqu’à l’enclos. 

Certains musters peuvent être rapides, mais certains peuvent prendre la journée entière. C’est personnellement ma tâche préférée en cattle station ! C’est assez excitant de devoir foncer en 4×4 dans le désert après des vaches ! En plus, certaines récalcitrantes décident de faire demi-tour et il faut alors les poursuivre à fond la caisse pour les ramener dans le droit chemin. C’est vraiment cool comme expérience ! 

Le drafting/processing :

Une fois le mustering fini, on doit processer le bétail, c’est l’étape qui s’appelle le drafting. On sépare le bétail en petits groupes et on les fait passer un à un dans ce qu’on appelle un « crush », une sorte de machine avec des portes devant et derrière et des portes coulissantes pour coincer la tête de l’animal afin qu’il ne bouge pas. 

C’est alors qu’on peut processer soit vacciner dans certains cas, castrer les jeunes veaux, taguer (puces électroniques souvent) ou encore décorner. Le drafting est une tâche assez difficile car elle peu s’avérer très longue (plusieurs journées) et assez fastidieuse. Il ne faut pas avoir peur du sang non plus car la castration et le décornage sont assez rustiques ! Le décornage particulièrement est une étape que je n’apprecie pas vraiment. Elle consiste à couper le bout des cornes des vaches, étape obligatoire par les sociétés de transport en Australie. Ils n’ont donc pas le choix de le faire. Souvent ils essayent de couper juste le bout mais malgré cela ça peut saigner fortement car on n’y pense pas forcément mais oui il y a de la chaire dans la corne ! Donc oui, ça pourra choquer certaines personnes et il vaut mieux le savoir à l’avance !

Truck loading :

Une fois le mustering et le drafting fini, on fait appel à des compagnies de camions qui viennent récupérer les animaux qu’on décide de vendre. On doit donc les aider à charger les camions, souvent tôt le matin. C’est la dernière étape de la production de vente que vous verrez. Assez peu partent directement à l’abattoir, la plupart vont se faire vendre à des ventes aux enchères, certaines partent comme reproductrices dans d’autres stations, d’autres partent même en Asie ou en Moyen-orient dans des « feed-lot » : des fermes qui engraissent les vaches avant de les abattre. C’est fou de se dire que ces vaches font autant de km ! 

Fencing : 

Le fencing consiste à réparer ou construire des clôtures pour les enclos des vaches. La plupart du temps en utilisant des barbelés. C’est peut être la tâche que j’aime le moins ! On n’en fait pas très souvent mais ça peut arriver qu’on ait à en faire quelques jours. 

Nourrir le bétail : 

Particulièrement lors du mustering, on se retrouve avec du bétail enfermé dans le yard principal et il faut donc les nourrir (le reste du temps elle broute juste de l’herbe en liberté). Selon le nombre d’animaux on doit des fois disposer de 2 à 20 balles de foin dans les enclos. 

Pour se faire on utilise un loader (tracteur à fourches) ou un bobcat (sorte de petit tracteur) que j’ai donc appris à conduire sur place. Ensuite on doit aller couper les ficelles des balles de foin pour ne pas que les animaux les mangent. 

Ça arrive aussi qu’on ait des veaux à nourrir au biberon lorsqu’on trouve des veaux orphelins ou qu’on ait dû vendre leurs mères pour diverses raisons. Dans la 1ère station où je travaillais on en avait 42 à un moment ! C’est du boulot car il faut préparer le lait puis les nourrir un par un au biberon, 2 fois par jour. Et certains ne veulent rien savoir ! Une fois qu’ils ont compris le système ça devient plus facile et on peut alors les nourrir avec des « feeders » ce qui rend la tâche plus simple. Mais ça reste une de mes tâches préférées car ils sont juste trop mignons !! Et ils deviennent vraiment attachants et vous suivent comme des petits chiens ^^

Bore runs : 

Vu la grandeur des cattle stations et vu la chaleur du pays, il est très importants de faire régulièrement des « bore runs ». Un bore étant un réservoir d’eau. Il faut en effet prendre un 4×4 et aller faire le tour des réservoirs d’eau pour vérifier que le bétail ait à boire partout. Selon les endroits l’eau peut venir des nappes phréatiques (c’était le cas dans ma 1ère station) et être pompée par des panneaux solaires. On vérifie alors que le système fonctionne bien et on nettoie les abreuvoirs par la même occasion. On peut avoir à réparer un tuyau aussi en cas de fuite. Dans d’autre stations (comme la 2ème où je travaillais), ils n’ont pas d’eau dans le sol et récupère donc l’eau de pluie et quand il n’y en a pas assez ils font venir des gros camions d’eau pour remplir leurs réservoirs. Les bore runs sont toujours assez sympa à faire car ça consiste souvent à rouler pendant plusieurs heures dans le désert, donc c’est assez relaxe et ça permet de voir de beaux paysages ! On peut aussi en profiter pour distribuer des « licks » au bétail à certains endroits. Ce sont des gros blocs de minéraux que les vaches adorent !

Autres tâches diverses : 

On fait beaucoup de choses différentes sur une cattle station. Quand on ne s’occupe pas du bétail on peut être en train de faire de la mécanique, réparer des véhicule, réparer des pneus, nettoyer les véhicules, entrainer les chevaux si il y en a (ça j’adorais faire J ), faire du jardinage, aider la cuisinière, préparer le matériel pour le prochain muster, installer ou réparer des abreuvoirs, etc. Bref faire de la maintenance sur la ferme ! Il y a toujours quelque chose à faire en cattle station ! Donc croyez-moi, on ne s’ennuie jamais !

Est-ce dangereux ?

Oui et non. Ça peut l’être en effet, il y a de nombreuses possibilités de se blesser en cattle station mais c’est à vous de faire attention aussi. Vos collègues vous apprendront vite à comprendre le comportement du bétail. Comme je le disais, il s’agit de vaches « sauvages » ici et vous allez pouvoir voir certaines fois des taureaux récalcitrants qui n’hésiteront pas à charger les barrières et même à essayer de vous tuer si vous rester sur sa route. Mais
on apprend vite à ne pas entrer dans un enclos avec des taureaux ou des vaches
qui n’ont pas l’air contentes, et à toujours rester proche d’une clôture au cas
où il faut s’enfuir rapidement ^^ Mais si on fait attention tout devrait bien se passer ! 

Perso je me suis juste écraser un doigt en changeant un pneu un jour, un veau m’a mordu un autre doigt (si si) et j’ai eu d’innombrables bleus de toutes sortes (dont des veaux qui me kickaient !) mais rien de plus grave !

Et la souffrance animale ?

Alors là ça dépend vraiment de sur quelle cattle station vous tombez. Personnellement dans les 2 où j’ai travaillé mes collègues aimaient vraiment leurs animaux et essayaient de les respecter un maximum. Après il parait que dans certaines stations ils n’hésitent pas à taper une vache qui ne veut pas avancer, à décorner beaucoup plus court, certaines personnes peuvent être plus violentes, etc. Mais ce n’est pas comme ça partout. 

Bon il est vrai que vous allez voir des choses qui peuvent choquer comme la castration qui se fait au scalpel sans désinfectant ni anesthésique ou le décornage. Vous risquez aussi de voir beaucoup d’animaux morts car malheureusement ça arrive qu’une vache soit trop vieille/faible ou blessée et qu’on doive l’abattre. Vous n’aurez pas à le faire cependant car il y aura certainement une personne (souvent le boss) qui a sa licence d’arme à feu et qui s’en chargera. Par contre ça arrive souvent de devoir se débarrasser du cadavre d’un animal en l’attachant à son véhicule et on l’emmenant dans le bush ou en l’enterrant, ce que j’ai du faire plusieurs fois. Il ne faut donc pas avoir peur des animaux morts. Ça peut être dur mentalement à certains moments. Personnellement je préfère qu’on abatte un animal plutôt que de le voir souffrir donc oui ce n’est pas toujours facile mais des fois c’est nécessaire. J’ai aussi vu beaucoup d’animaux très maigres dû au mauvais management du précédant boss ainsi qu’à la sécheresse qui existe depuis plusieurs années. On faisait notre possible pour les nourrir et les retaper mais ça peut fendre le cœur de les voir dans cet état mais c’est assez rare.

Est-ce fait pour moi ?

Il faut vous demander ce que vous recherchez vraiment. Si vous voulez vivre une expérience 100% australienne, vivre la vraie vie de l’outback, travailler en plein air avec des animaux avec des journées très variées et un assez bon salaire alors OUI allez-y ! En revanche si vous êtes une âme très sensible, que vous êtes vegan, que vous avez peur de voir du sang ou un animal mort, que vous n’aimez pas trop vous fatiguer, que vous êtes en Australie pour juste faire la fête avec d’autres backpackers, que vous n’aimez pas être isolé ni la nature ou les animaux, alors passez votre chemin. Il faut avoir le cœur assez bien accroché, être aventurier, ne pas avoir peur de travailler dur mais ça en vaut vraiment la peine car ça vous fera une expérience hors du commun que vous ne serez pas prêt d’oublier !

 

Ah et ça parait logique mais il ne faut pas être allergique aux poils d’animaux ou à la poussière…

Et le salaire ?

On est plutôt bien payé en cattle station surtout que c’est toujours logé et nourri (tous les repas !) et que vous vous retrouvez perdu au milieu du bush donc très peu de chance de dépenser quoi que ce soit (à part un peu d’alcool de temps en temps). C’est donc parfait pour mettre un max d’argent de coté ! En discutant avec mes collègues ils me disaient que souvent ça commence dans les 150$ la journée. Personnellement j’ai eu de la chance car ma première cattle station appartenait à une compagnie minière, on était donc très bien payé (268$ la journée). Ça me laissait environ entre 1150 et 1500$ net par semaine (selon si je bossais 5 à 7 jours). J’ai mis 18 000$ de coté en 3 mois grâce à ça. La seconde station où j’ai travaillé me payait 250$ la journée donc c’était très bien aussi, je me suis fait un autre 6000$ en un mois, donc un total de 24000 en un peu plus de 4 mois, pas pire !

Une alternative : être cook en cattle station

Pour ceux ou celles qui aimeraient vivre la vie de l’outback mais qui n’aiment pas trop être sur le terrain sachez que beaucoup de cattle station recrutent des cooks (cuisinier) afin de s’occuper des repas des employés. Votre boulot consiste alors à préparer les diners ainsi que certains petits déjeuners (dépendamment des stations, nous la cook nous en faisait que quand on avait de grosses journées sinon c’était du self service céréales/pain). C’est rare de devoir faire les lunchs car souvent les gens prennent des restes ou se font des sandwichs. En plus des repas vous aurez aussi peut-être à faire du jardinage et un peu de ménage, voir nourrir les veaux et aider les autres employés de temps en temps. J’ai dû remplacer notre cook pendant quelques semaines quand elle était en vacs et j’ai vraiment trouver ça cool, c’est super pépère comme job mais ça permet de vivre en cattle station et c’est payé autant qu’un station hands. Si vous postulez en couple par exemple ça peut être intéressant que l’un de vous soit cook. Et il ne faut pas d’expérience en cuisine, juste aimer la bouffe et aimer cuisiner suffit J

Être une fille en cattle station

Je voulais faire une petite parenthèse sur ce sujet car j’ai eu pas mal de questions là-dessus. Personnellement je suis partie seule travailler en cattle station et ça s’est toujours bien passé. Oui c’est évident, c’est un monde d’hommes ! Il y a toujours beaucoup plus d’employés masculins (à part la cook souvent) et dépendamment d’où vous tombez vous risquez d’avoir droit à quelques blagues macho mais franchement j’ai rarement eu de soucis. 

Mes collègues se moquaient de moi gentiment des fois quand je n’arrivais pas à faire quelque chose de trop physique et j’avais peut-être un collègue qui était pas mal macho mais je prenais ça à la légère. Montrez leur que vous êtes motivée et que vous savez vous débrouiller et ça devrait bien se passer !

Le matériel à prévoir

Demandez d’abord à votre boss s’ils vous fournissent du matériel. Personnellement dans ma première cattle station j’ai reçu des chemises, jeans, chaussures, etc. Sinon achetez-vous des chemises à manches longues, des jeans costauds (allez en chercher dans des magasins de seconde main, car anyway ils vont être foutu à la fin), un chapeau/casquette (obligatoire !!), une bonne paire de chaussures : soit de           

sécurité soit des chaussures de cheval solides (j’avais des boots de cavalière), de la crème solaire, de l’anti-moustique, un fly-net (quoi qu’ils vont se moquer de vous mais dans certaines régions ça peut servir !), des bonnes grosses chaussettes (en bambou par exemple), soutif de sport pour les filles, une paire de gants costauds pour les fils barbelés et une paire de jardinage pour les autres tâches salissantes, un couteau suisse, des très bonnes lunettes de soleil polarisées, une grosse gourde d’eau (genre les réservoir de 5L qu’on peut trouvé à Kmart, c’est pratique), une lampe frontale, etc. 

Quand et où postuler ?

Ce que tout le monde me demande ! Laissez-moi-vous donner quelques pistes.

 

Il faut savoir que la majorité des cattle station sont très busy en période de mustering soit vers mai/juin et/ou septembre/octobre. Certains recrutent en dernière minute quand il leur manque des gens pour un muster mais sinon certaines recrutent à l’avance, à partir de septembre d’une année pour la saison de l’année d’après. J’ai donc vu beaucoup d’annonces passées vers septembre/octobre mais franchement ça recrute tout le temps, tentez votre chance ! Mon premier job je l’ai trouvé par facebook, le 2ème par Gumtree. 

En effet vous pouvez trouver des jobs sur des sites comme Gumtree, Indeed, ou des sites spécialisés en cattle station. Cherchez avec les mots clef comme « station hands » ou « muster » ou « cattle station ».

Il existe aussi un grand nombre de groupes Facebook, cherchez simplement « station job » sur facebook et vous allez trouver plusieurs groupes. Il y a, entre autre, Station positions Northern AustraliaStation Jobs WAStations jobs Australia, etc.

Personnellement j’avais rejoins ces groupes et j’avais posté une annonce disant que je voulais travailler en cattle station, que je savais monter à cheval et conduire en manuel, que j’adorais des animaux, etc. Brodez un peu en essayant de mettre vos atouts en avant ! Si vous avez déjà travaillé dans l’agriculture ou en mécanique c’est un gros plus ! Si vous savez conduire une manuelle, un 4×4 ou une motocross c’est encore mieux ! Vous pouvez aussi juste répondre aux annonces postées sur les groupes.

 

Il ne faut pas particulièrement avoir de l’expérience avec le bétail (je n’en avais pas) mais il faut montrer sa motivation et ses atouts donc tout ce qui peut servir, même si c’est dire que vous alliez passer vos été chez votre oncle à la campagne, ça peut être un plus ! Il faut en revanche avoir un assez bon anglais quand même car on travaille souvent avec des radios et ça peut être difficile à comprendre si votre anglais est très mauvais. Mais c’est un très bon job pour s’améliorer !

Quelques mots de vocabulaire à connaitre :

  • Cattle station = ranch
  • Cattle = bétail
  • Station hands, ringer (terme plus utilisé pour ceux qui travaillent à cheval), stockman ou encore Jackaroo (cowboy pour les hommes), jillaroo (pour les femmes) = employé de ferme
  • Bore = réservoir d’eau qui puise dans le sol
  • Tank = réservoir d’eau normal
  • cow = vache
  • bull = taureau
  • Steer = bœuf (taureau castré)
  • Bullock = bébé steer
  • Calf (pluriel calves) = veaux
  • Mickey = bébé taureau
  • Heifer = bébé vache / génisse
  • Weaner (m’a fallut du temps pour comprendre ce que c’était celui là, je croyais qu’ils parlaient de winner à chaque fois car ça se prononce pareil) = gros veau qui est déjà sevré, qui n’a donc plus besoin de sa mère (to weane = sevrer)
  • Fencing = faire des clotures. Fence = cloture
  • Mustering = action de rassembler les troupeaux
  • Drafting = action de trier le bétail
  • Dehorning = décornage, processus pour couper les cornes (horne)
  • The crush = la machine (peut être électrique ou manuelle) dans laquelle on coince chaque animal un par un quand on les trie
  • Slide = les portes coulissantes qu’on utilise dans le yard pour bloquer les animaux
  • Yard = petit enclos cloturé. Paddock = le grand champ dans lequel les animaux sont en liberté.
  • Hay = foin
  • Loader = sorte de gros tracteur qu’on utilise pour transporter les balles de foin
  • Pellets = granulés pour vache
  • Lick = bloc de minéraux pour les vaches

Pour résumer

Points positifs :

  • Une expérience hors du commun, vous allez pouvoir vous venter de vivre la vraie vie de cowboy !
  • Un bon salaire et une façon de mettre facilement de l’argent de coté sans dépenser.
  • Une expérience intéressante qui vous permettra de regarder vos steaks d’une autre façon ! J’ai vraiment beaucoup appris de choses sur les vaches que je ne savais pas du tout.
  • Pouvoir nourrir des bébés animaux au biberon, c’est toujours une expérience super cute et cool.
  • Découvrir le bush australien et sa wildlife : iguanes, serpents, araignées, dingos, aigles, emeus, kangourous, chameaux (j’en ai vu des dizaines et on les coursait en 4×4, une de mes meilleures expériences australienne so far !), lézards, etc.
  • Pouvoir faire du vrai 4×4 dans le désert en coursant des vaches, adrénaline garantie !
  • Vous retrouver majoritairement entouré d’australiens (très peu de backpackers) ce qui vous obligera à pratiquer votre anglais et vous permettra de découvrir plus leur culture !
  • Découvrir la culture western et même participer à des rodéos.
  • Découvrir la culture aborigène surtout si vous travaillez dans le NT ou le centre.
  • Vivre au grand air dans des paysages sublimes avec des animaux

Points négatifs

  • Selon les cattle stations vous pouvez vous retrouver très
    isolé (des fois à plusieurs centaines de km du 1er village), il ne
    faut pas avoir peur de ça. Vous risquez de passer plusieurs mois avec seulement
    4-5 autres personnes (vos collègues) et ne rencontrer personne d’autre (ça
    dépend des stations mais en moyenne il y a entre 4 et 15-20 employés).
  • Ça peut arriver de tomber sur des collègues très rustres,
    machos et/ou de vrais redneck/bogans !
  • Vous pouvez vous faire virer du jour au lendemain (comme à
    peu près tous les jobs en Australie)
  • Vous allez voir du sang et des animaux morts, c’est dur d’y
    échapper dans ce métier
  • La violence animale normalement vous ne devrez pas vraiment en
    voir mais encore une fois, ça dépend d’où vous tombez
  • C’est dur physiquement, vous allez faire de longues journées
    et des fois par temps très chaud (plus de 40°C des fois), ça peut être épuisant.
    J’ai découverts grâce à ce boulot ce que ça voulait vraiment dire que d’être
    épuisé physiquement aux limites de son corps ! Dans ma 1ère
    cattle station on travaillait en moyenne 12-13h par jour et on commençait à 6h
    en hiver, 4h30 en été. Dans ma seconde par contre c’était beaucoup plus relaxe,
    on commençait à 7-8h, on prenait le thé vers 10h et vers 15h, et on travaillait
    dans les 9-10h par jour.
  • Ça reste un boulot à risques

Le mot de la fin

Mes expériences en cattle stations ont été des expériences très différentes, en général positives (bien qu’il y ait eu un peu de négatif aussi) et je suis contente et fière d’avoir choisi la vie de cowboy afin de valider mes fermes en Australie. Ça reste pour moi une des meilleures manières d’y parvenir (le fruit picking très peu pour moi…) tout en vivant une vraie expérience de l’outback australien, ce que je voulais vraiment faire ! Je réfléchis désormais à retravailler là dedans l’an prochain afin de valider 6 mois pour mon 3ème visa… à suivre !

 

 

Alors, êtes-vous prêt pour la vie de cowboy ? J

P.S : merci de ne pas me contacter pour me demander le contact des cattle stations où j’ai travaillé car non ils ne recrutent plus. La première a désormais des employés permanents et ne prend plus de backpackers et la 2ème a fermée à cause de la sécheresse.

4 Comments

  • Marie

    Hello, merci pour cet article très complet et très intéressant !
    Je n’avais pas du tout songé à cette option mais ça a l’air assez incroyable.

    Une petite question, comment t’es-tu rendue dans les cattle stations où tu as travaillé ? Possédais-tu ton propre véhicule ? J’imagine bien que ca ne doit pas être très bien desservi par là-bas haha

    Merci et bonne continuation !

    • Joeva

      Salut Marie,
      Oui en effet j’avais ma propre voiture. C’est plus pratique car la plupart des cattle stations sont au milieu de nulle part ! Mais certains fermiers proposent d’aller te chercher dans un village proche aussi, donc c’est faisable sans véhicule, demande toujours. Tu risques juste de te retrouver plus “coincée” dans la cattle station si tu peux pas trop bouger lors de tes jours off.

  • Tepo

    Ton article est super, bon découpage et petit lexique, bien joué. Il aurait été intéressant de savoir quels côtés négatifs tu as pu expérimenter aussi?

    • Joeva

      Salut. C’est pourquoi j’ai fais une section avec les points négatifs du boulot 🙂 Je dis bien que tout n’est pas toujours rose, c’est un travail dur mais ça en vaut la peine

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *